Le directeur commercial d’Airbus, John Leahy, est revenu brièvement sur la version à masse réduite de l’A350-900 le 13 janvier à Toulouse.
Selon lui, la version originale de l’A350-900, qui sera certifiée avec une masse maximale au décollage (MTOW) de 268 tonnes, affiche des caractéristiques bien supérieures à celles de son concurrent direct de Boeing, le 787-10.
Cela se traduit notamment par un rayon d’action supérieur de 1600 nautiques (2960 km) dans une configuration biclasse de 315 passagers (48 sièges J à 60 pouces de pitch) et bagages, selon les estimations d’Airbus concernant le 787-10 avec un aménagement comparable, même si ce dernier est légèrement plus capacitaire (331 sièges). L’A350-900 dispose d’un rayon d’action de 14 353 km.
Pour les clients qui n’auraient pas besoin de cette grande distance franchissable, John Leahy avance l’argument selon lequel les opérateurs pourront disposer d’une capacité d’emport de fret de 16 tonnes supplémentaires, soit des recettes pouvant dépasser les 5 millions de dollars par an et par appareil.
Mais si une compagnie n’était pas intéressée par ces performances, John Leahy a indiqué qu’une version de l’A350-900 disposant d’une MTOW réduite à 250 tonnes matcherait en tout point les capacités opérationnelles de charge utile – rayon d’action du 787-10 de Boeing, comme en témoigne l’un des slides de sa présentation (image ci-dessous). La masse maximale au décollage du 787-10 est du même ordre (250,8 tonnes).

Image © Airbus
Le premier client identifié de l’A350-900 à masse réduite est Etihad Airways. 24 des 40 exemplaires commandés au salon de Dubaï en novembre concernent ainsi cette version dite « régionale ». Aer Lingus avait également annoncé vouloir transformer sa commande portant sur 9 exemplaires de l’A350-900 au profit de la nouvelle version à masse réduite en décembre.








