L’Unac, l’un des trois syndicats représentatifs du personnel navigant commercial (PNC) d’Air France, a décidé de reporter son préavis de grève, initialement prévu les 8 et 9 janvier prochains, au mois d’avril 2013, pour les journées du 2 au 5. L’Unac souhaite ainsi maintenir la pression sur la compagnie pour faire avancer les négociations sur le renouvellement de l’accord collectif des hôtesses et stewards, qui arrive à échéance en mars 2013.
« Cette date et la durée du conflit sont susceptibles d’évoluer en fonction du comportement de la Direction au cours de la négociation et des choix stratégiques des autres syndicats PNC avec qui nous sommes en recherche incessante de convergence », a précisé l’Unac dans un communiqué.
Après deux premières rencontres les 5 et 11 décembre 2012, l’Unac et les deux autres syndicats PNC (SNPNC et UNSA) doivent se réunir à nouveau avec la direction d’Air France le 15 décembre prochain. Les discussions porteront essentiellement sur l’emploi, plus précisément sur les mesures envisagées par Air France pour résorber le sureffectif PNC qui serait finalement « très supérieur à ce qui était envisagé au début de l’année 2012 », indiqué l’Unac dans un communiqué.
Le sureffectif des hôtesses de l’air et stewards d’Air France était estimé par la compagnie, début 2012, à 904 personnes sur les 15 000 au total.
Parmi les mesures de la direction (qui exclut les licenciements secs), des départs volontaires, le chômage partiel ou encore le détachement temporaire dans des compagnies filiales à l’image de Transavia. Cette dernière mesure a été retenue par les pilotes, dans le cadre du renouvellent de leur accord collectif qui s’inscrit dans le vaste plan de restructuration Transform 2015.
Ce plan vise à améliorer de 20 % l’efficacité économique d’Air France et à permettre au groupe franco-néerlandais Air France-KLM, en difficulté financière, d’économiser 2 milliards d’euros en deux ans et demi. Le volet social de ce plan prévoit la suppression de 5 122 postes d’ici à fin 2013, dont 1 712 correspondent à des départs naturels non remplacés et 3 410 au sureffectif.








