Au programme de cette nouvelle semaine pour le F-35, des controverses et des débats sur un élément déterminant et sujet aux levées de bouclier : le prix de l’avion.
Pour commencer, une bonne nouvelle. Au Pays-Bas, le ministère de la Défense annonce que le premier F-35 néerlandais a été équipé de son moteur, fabriqué par Pratt & Whitney. Lockheed Martin prévoit une série d’essais au sol à partir de la fin du mois de mars 2012, qui serviront notamment à tester le système de carburant et l’équipement radar. Cette phase devrait être suivie des premiers essais en vol. Le pays avait passé commande de deux avions d’entraînement, sans avoir encore décidé s’il allait en commander d’autres.
Au Canada et en Grande-Bretagne, les parlementaires s’inquiètent du coût unitaire que va atteindre l’avion de Lockheed Martin, suite aux nombreux retards de développement et aux diverses annulations et reports de commande. Ils interrogent donc leurs ministres de la Défense, et la réponse n’est pas rassurante : Les gouvernements n’ont « aucune idée » du coût unitaire du F-35. Une nouvelle qui ne plaît pas vraiment aux députés. A tel point que les spéculations vont bon train au Canada, où des rumeurs prédisent que l’achat de F-35 serait remplacé par celui de drones MQ-9 Reaper. Information pour l’instant démentie par le ministre associé de la Défense nationale Julian Fantino. Au Canada toujours, on s’inquiète de savoir jusqu’à quand la durée de vie des CF-18 sera prolongée, certains parlent de 2028.
Pour tenter d’éclaircir les nuages qui gâchent l’horizon du programme F-35 JSF, une réunion se tiendra le 2 mars à Washington, à l’ambassade du Canada. Celle-ci réunira les partenaires internationaux (Canada, Grande-Bretagne, Australie, Norvège, Danemark, Italie, Turquie, Pays-Bas). L’objectif : comparaison de la situation dans les différents pays. Il reste à savoir si de nouvelles décisions seront prises lors de cette rencontre.
De son côté, le ministre turc de la Défense Ismet Yilmaz, cité par le journal Milliyet, envisagerait bien de doter son pays de 100 F-35, pour un montant de 16 milliards de dollars, selon une dépêche AFP. Le ministre espère même la livraison des deux premiers exemplaires en 2015.
Le Japon, quant à lui, pourrait décider d’interrompre, voire d’annuler son programme d’acquisition de F-35, si le coût unitaire devait trop augmenter. L’information a été dévoilée dans le Mainichi Daily News, selon des sources proches du dossier.
Du côté de l’avionneur, deux sons de cloche. Reuters affirme que Lockheed Martin n’a pas atteint les objectifs de développement fixés par le Pentagone pour l’année 2011. De l’autre côté, l’entreprise publie un communiqué de presse affirmant que les essais en vol vont bon train et qu’ils sont couronnés de succès.
