Au menu de cette nouvelle semaine dans la vie du F-35, visite norvégienne aux Etats-Unis, inquiétudes canadiennes et tergiversations britanniques.
Tout d’abord, des nouvelles de ce vol écourté du F-35A du 6 mars dernier. L’avion avait dû retourner à la base à cause d’une fuite de carburant. Il s’avère que ce sont trois fixations desserrées qui ont causé la fuite. De l’eau résiduelle d’un précédent nettoyage de l’appareil aurait également affecté son fonctionnement. Cependant, l’USAF n’a pas encore communiqué sur les causes de ce dysfonctionnement.
On reparle également des crans d’arrêt de la version « porte-avions) du F-35, qui ne permettaient pas… d’apponter. Une nouvelle version devrait être testée à l’été 2012.
Deux semaines après la visite de toute une délégation norvégienne à la base aérienne d’Edwards en Californie, on en apprend un peu plus sur le déroulement des évènements. C’était une première pour les médias norvégiens invités à ce voyage, et la presse ne s’est pas privée de commenter l’évènement. Si les officiels se sont dits satisfaits des avancées du programme, l’inquiétude reste pourtant grande dans le pays, qui, on s’en rappelle, est encore dans le flou concernant ses commandes. Les discussions sur le nombre final d’avions à acheter vont bon train, une décision devrait être prise d’ici trois à quatre semaines.
Alors que la bonne humeur est de mise en Norvège, malgré quelques tourments, c’est la crise en Grande-Bretagne. Le Telegraph parle d’une hausse « exponentielle » des coûts pour adapter le futur porte-avions HMS Prince of Wales au JSF. On parle d’1,8 milliards de livres sterling, au lieu des 500 millions initialement prévues. Des millions ont déjà été dépensés en études sur la faisabilité de conversion du bâtiment lors du passage du F-35B au F-35C, et le retour hypothétique au F-35B coûterait donc encore plus cher, en plus de rendre impossible l’interopérabilité avec la France et les Etats-Unis. Alors que plus de 200 aviateurs et marins sont attendus notamment en France pour commencer un entraînement conjoint, la nouvelle jette un pavé dans la mare et remet tout le dispositif en cause. La décision devrait être annoncée à la fin du mois. Le MOD, qui a déjà dépensé près de 2 milliards de livres en coûts de développement du F-35 JSF et qui a prévu d’en acheter 138 exemplaires à 90 millions pièce, va finir par manquer de liquidités pour honorer son contrat.
Lockheed Martin, de son côté, se veut rassurant : Selon Flightglobal, si la Grande-Bretagne se décide finalement pour le F-35 version STOVL, l’avionneur sera en mesure de faire face au changement. Voilà qui devrait rassurer (un peu) les britanniques…
Et enfin, du côté du Canada, ça continue plutôt mal, le pays cherchant à se sortir par tous les moyens de ce marasme financier et industriel. La possibilité de se retirer du programme n’est pas écartée, même si elle n’est en aucun confirmée (pour l’instant). Le ministre associé de la Défense Julian Fantino a rappelé que le pays s’était engagé à acheter des F-35, mais qu’aucun contrat n’avait été encore signé. Des paroles sibyllines que la presse canadienne a sur-interprétées comme un mauvais présage. Pour rappel, le gouvernement avait annoncé la semaine dernière qu’il ne comptait pas dépenser plus que ce qui avait été convenu au départ. L’agence de presse UPI rapporte que le prix du F-35 a quasiment doublé.








