Le CEO d’Air Astana, Peter Forster, se trouvait à Londres cette semaine. Interrogé par la presse, il a fait le point sur le renouvellement de sa flotte, notamment sur ses options pour le remplacement du 757. Il a ainsi indiqué que Boeing était bien plus impliqué dans l’idée de concevoir un successeur à son monocouloir transcontinental, alors que l’avionneur avait démenti assez fermement l’existence d’un projet concernant le successeur du 757 en avril dernier.
Air Astana exploite actuellement cinq exemplaires du 757-200 (avec Winglets) qu’elle utilise sur ses routes vers l’Asie (Bangkok, Hong-Kong) et vers Londres. Désireuse de les remplacer, elle a lancé un appel d’offres auprès de Boeing et Airbus, mettant en concurrence le 737 MAX 9 et l’A321neo. Si une annonce est attendue pour cet automne, l’Airbus semble avoir remporté la mise en raison de sa plus grande capacité. Onze appareils devraient être acquis en leasing pour des livraisons à partir de 2017.
La fin du contrat de leasing tomberait juste au moment de l’entrée en service d’un potentiel remplaçant au 757, dans la première moitié de la prochaine décennie. Si Boeing souffle le chaud et le froid sur le programme, Peter Forster, lui, est confiant : « ils ont dit très clairement que c’était en finalisation et qu’ils feraient une annonce prochainement », a-t-il indiqué à l’agence Bloomberg. « En interne, ils débattent très sérieusement sur les dates, discutent de calendrier et de lieu de production. Nous adorons ça. Ce serait génial pour nous » a-t-il ajouté auprès de CAPA.
Le 757 est en effet l’appareil idéal pour desservir des routes de relativement faible densité de 4000 nm (7400 km). Les monocouloirs (des familles A320 et 737) n’ont pas un rayon d’action suffisant et les 767 ou 787 ont une trop grande capacité. Les compagnies américaines sont de grandes clientes de l’appareil, qui leur permet notamment de réaliser des vols transatlantiques. Et Delta Air Lines, elle aussi, a déjà fait part de son intérêt.
En attendant une décision officielle, Air Astana a décidé de ne pas convertir les options qu’elle détient sur huit 787. Selon les informations de flightglobal, elle a par ailleurs repoussé la livraison de son premier appareil de deux ans à 2019 en raison du ralentissement économique au Kazakhstan, dont elle prédit qu’il aura un impact sur le niveau de la demande. Elle attend trois Dreamliner.








