« Nous n’avons pas le niveau de rentabilité dont nous avons besoin. » C’est ainsi que Christoph Franz, le président du groupe Lufthansa, a annoncé une intensification des mesures du programme de réduction des coûts Score lors de la présentation du bilan pour les neuf premiers mois de l’année le 31 octobre.
Le groupe a en effet publié un bénéfice opérationnel de 628 millions d’euros sur la période, en baisse de 13,26% par rapport à 2011. Le niveau élevé des prix du carburant a eu un impact particulièrement fort sur ce résultat – Lufthansa estime que le poste lui coûtera 1,1 milliard d’euros de plus qu’en 2011 sur l’année. A cela s’ajoute la forte pression sur les tarifs des billets exercée par la concurrence des compagnies low-cost et du Moyen-Orient, ainsi que le poids de la taxe allemande sur le trafic aérien et de la taxe carbone.
Christoph Franz a reconnu que « malgré de forts vents contraires, le groupe Lufthansa [était] parvenu à un résultat respectable. […] Nous faisons des progrès au niveau des coûts qui sont sous notre contrôle. » Cependant, « ce n’est pas suffisant pour avoir des marges adéquates. »
Le résultat net du groupe a toutefois profité d’éléments exceptionnels qui lui ont permis d’afficher une croissance de 64,6% à 474 millions d’euros. On note parmi eux la vente de bmi au groupe IAG et le transfert des activités d’Austrian Airlines vers Tyrolean Airways. Enfin, Lufthansa a souligné que l’externalisation de ses liaisons domestiques et européennes hors Francfort et Munich auprès de Germanwings devrait permettre au segment de redevenir rentable.








