Le tribunal de Commerce de Reims tranchera le 21 mars prochain sur la reprise de Reims Aviation Industries, filiale de Geci International en redressement judiciaire depuis le 10 septembre 2013. Le tribunal devait rendre sa décision le 10 mars dernier. Mais le dépôt de dernière minute d’une offre de reprise par le fonds d’investissement hongkongais Raydelon General Aviation Company a contraint le tribunal à reporter son jugement.
Le 17 mars 2014, le comité de direction de Reims Aviation Industries a déposé une offre de cession de la société à Raydelon General Aviation Company. Les deux partenaires étaient en négociation depuis 5 mois. A travers cette offre, l’entreprise espère retrouver le chemin de la croissance et attirer des investissements étrangers significatifs dans la région Champagne-Ardenne.
Parmi les accords trouvés, le maintien des activités dans la région, la sauvegarde de 47 emplois sur une soixantaine actuellement, la conservation des principaux actifs de la société (certificat de type du F406 et les agréments AESA de conception, de production et de maintenance d’aéronefs). Raydelon General Aviation Company s’est engagé à injecter 3 millions d’euros dans la société ainsi qu’une ligne de crédit de 5,5 millions d’euros permettant un redémarrage de la production et de la commercialisation du biturbopropulseur léger F406, destiné notamment aux missions de surveillance.
« La société restera immatriculée au registre du commerce de Reims et sera dotée d’un management français qui investit lui-même au capital de la nouvelle structure », a précisé Reims Aviation Industries dans un communiqué. « L’organisation industrielle, décrite en détail dans l’offre, tend à revenir à un fonctionnement proche de celui qui a fait le succès de Reims Aviation à ses débuts, au travers d’une chaîne d’approvisionnements reposant fortement sur les USA, alimentant une ligne d’assemblage et un centre de customisation situé à Prunay », ajoute le constructeur d’avion rémois.
Par ailleurs, Geci Aviation a été placé en redressement judiciaire le 26 février 2014 par le tribunal de commerce de Briey. Un jugement accompagné d’une période d’observation de six mois.








