EADS, Altran ou encore Safran s’affichent à la troisième édition du Women’s Forum, qui s’est ouvert hier pour trois jours à Deauville. Toutes ces entreprises sont venues promouvoir les femmes ingénieurs dans le secteur aérospatial.
Cette promotion se fait à travers notamment des conférences et des ateliers axés sur la diversité au sein de l’entreprise, comme la « Women in Engineering » organisée par Altran. Les groupes Safran et EADS, qui mettent en place également chacun de leur côté un atelier, participent à cette conférence. L’objectif commun de ces sociétés est de promouvoir l’ouverture des métiers de l’ingénierie aux femmes, qui sont encore très peu à occuper des fonctions dans ce domaine. « Altran souhaite bousculer les stéréotypes, qui semblent encore affecter les carrières de femmes ingénieures », explique Philippe Salle, président-directeur général du groupe Altran.
Aujourd’hui, les grandes entreprises, qui sont toutes convaincues que la diversité est synonyme d’innovation, convoitent les femmes qui « peuvent considérablement transformer l’innovation technologique et l’ingénierie », annonce Safran. Pour sa part, l’équipementier aéronautique est partenaire depuis 2006 de l’association « Elles bougent », une association d’entreprises qui encourage les jeunes filles et jeunes femmes à s’orienter vers les filières scientifiques et techniques donnant accès à des métiers à l’image d’ingénieur.
Actuellement, Safran compte près de 23 % de femmes ingénieurs et cadres dans son effectif total. Le groupe ambitionne d’atteindre la barre des 25 % d’ici un an ou deux.
Chez Assystem, bureau d’études européen en aérostructure, 18 % de femmes y travaillent. Les ingénieurs féminins représentent 25 % des recrutements, contre moins de 20 % il y a 2 ans. L’entreprise s’est alliée au Cercle InterElles, organisation féminine qui milite en faveur de l’emploi des femmes dans les filières techniques et scientifiques, à travers son réseau Femmes d’énergie qui regroupe plus de 200 adhérentes.








