Un rapport final du ministère de l’Aviation Civile égyptien concernant l’incendie d’un Boeing 777 de la compagnie EgyptAir au Caire a été rendu public il y a quelques jours, apportant plus de détails sur l’événement du 29 juillet 2011, mais ne tranchant pas définitivement sur les causes du départ du feu au niveau du poste de pilotage.
Pour rappel, un 777-200ER immatriculé SU-GPB de la compagnie nationale égyptienne s’apprêtait à assurer un vol à destination de Djeddah avec 307 passagers et 10 membres d’équipage lorsque qu’un incendie s’était déclaré dans le poste de pilotage, sous la troisième fenêtre latérale du cockpit, coté OPL. L’appareil était alors en phase de fin d’embarquement de ses passagers et au contact (passerelles) du nouveau terminal 3 de la plateforme. Seuls quelques passagers et employés avaient souffert d’asphyxie moyenne suite à l’inhalation de fumées toxiques. Le feu s’était ensuite propagé à l’avant de la cabine, passant par le premier galley et par les cloisons supérieures.
L’enquête menée par le bureau d’enquêtes égyptien (Aircraft Accident Investigation Central Directorate), avec l’aide du NTSB américain, de la FAA et de l’avionneur Boeing, s’est particulièrement intéressée à la préparation de l’avion et aux procédures de test des circuits oxygène et des masques du cockpit.

Une étude des cendres du cockpit au niveau du départ de l’incendie ainsi que du circuit d’approvisionnement métallique du masque de l’OPL a été conduite. Le tube d’approvisionnement en oxygène produit en acier inoxydable présente des traces d’arc électrique qui auraient pu résulter « d’une mauvaise isolation » d’un circuit électrique.
Des problèmes d’isolation sur les câbles électriques du système d’approvisionnement en oxygène en place droite ont également été découverts sur d’autres 777 de la compagnie, déclenchant un Bulletin de Service par l’avionneur en janvier dernier.
Les pilotes ont par ailleurs déclaré ne pas être fumeurs, écartant l’une des thèses initiales de l’accident.
Le Boeing 777 incriminé a été radié de la flotte de la compagnie, les coûts des réparations ayant été estimés trop importants par l’assureur par rapport à la valeur résiduelle de l’appareil estimée à 60 millions de dollars. L’appareil avait été mis en service en 1997 et était motorisé par des PW4090 de Pratt & Whitney.
Le rapport final des autorités de l’aviation civile égyptiennes est consultable à partir du lien suivant : cliquez-ici !




Toutes Images © Aircraft Accident Investigation Central Directorate








