C’est un véritable coup dur pour toute l’équipe de Solar Impulse. Si2 (Solar Impulse 2) va devoir patienter plus de huit mois sur l’aéroport de Kalaeloa à Hawaii, victime de « dommages irréversibles » liés à la surchauffe de ses batteries durant la première étape transpacifique.
SI2 avait rejoint Hawaïi le 3 juillet dernier, piloté par André Borschberg depuis Nagoya (Japon) avec un vol ininterrompu de 4 jours, 21 heures et 32 minutes (soit 5 journées et 5 nuits). Selon l’équipe de Solar Impulse, « la température des batteries a augmenté en raison d’un taux de montée élevée » le premier jour.
Bien que cette température ait été surveillée durant l’ensemble du vol par l’équipe du Mission Control Center (MCC) de Solar Impulse à Monaco, « il n’y avait aucun moyen de diminuer la température pour la durée restante de chaque cycle quotidien qui exigeait une ascension à 28 000 pieds puis une descente pour une gestion optimale de l’énergie ».
Solar Impulse a également indiqué que la surchauffe des batteries n’était pas liée à « une défaillance technique ou une faiblesse dans la technologie », l’incident provenant plutôt d’une mauvaise évaluation des spécifications nécessaires au niveau de la conception du refroidissement des batteries, notamment pour les vols en zone tropicale.
En attendant d’être entièrement réparé, Solar Impulse 2 va donc rester à Kalaeloa jusqu’au mois d’avril avant de poursuivre sa route vers la côte ouest des États-Unis. Le gigantesque avion solaire sera hébergé dans un hangar de la plateforme appartenant à l’université d’Hawaï, avec le soutien du DoT américain. Un nouveau système de refroidissement des batteries sera installé l’année prochaine.








