L’Eximbank a été une nouvelle fois la cible du PDG de Delta Air Lines Richard Anderson cette semaine, alors que l’agence de crédit aux exportations américaine s’est vue menacée d’un retrait de la participation de l’État par Kevin McCarthy, le nouveau chef de la majorité républicaine à la Chambre des Représentants.
Selon Richard Anderson, qui participait à un débat à l’Aero Club de Washington, l’Eximbank crée aujourd’hui une véritable distorsion de concurrence en finançant et en offrant des garanties sur des avions destinés à des compagnies non américaines, des appareils notamment produits par Boeing, alors que les compagnies américaines n’y ont pas droit.
« Les aides de financement pour la compagnie Emirates reviennent à 20 millions de dollars par appareil, soit un appareil gratuit sur huit achetés », a-t-il annoncé. Le patron de Delta souhaiterait une fin immédiate du soutien d’Eximbank pour des avions de type Boeing 777, et notamment pour des compagnies aériennes soutenues financièrement par leur propre pays.
« Le combat est largement en faveur des compagnies aériennes étrangères qui reçoivent des subventions de leur gouvernement, et de façon étonnante, du nôtre ».
L’Eximbank a participé à l’exportation de 37 milliards de dollars de produits américains l’année dernière, aussi bien sous forme de prêts que de garanties.








