XL Airways n’a plus rien à faire sur le moyen-courrier. Dans le cadre du salon Connect 2014, qui s’est déroulé à Marrakech la semaine dernière, Laurent Magnin a confirmé que sa compagnie souhaitait quitter le marché au plus vite.
Alors qu’XL Airways a exploité jusqu’à six appareils moyen-courrier simultanément, elle n’en opère plus que deux aujourd’hui. Laurent Magnin les fera voler tant que courront leurs contrats de leasing (trois ou quatre ans), sauf si l’opportunité se présente de négocier pour échanger les deux appareils contre un A330. Conclusion, « le moyen-courrier n’est plus un objectif stratégique pour XL Airways, je ne vois pas de sens à continuer. »
XL Airways va donc poursuivre sa mutation vers une compagnie bas tarifs long-courrier. Elle avait débuté en 2012 avec des liaisons vers les Etats-Unis puis les Antilles. Le bilan est mitigé : « la basse saison sur les Antilles, c’est un désastre parce qu’il n’y a pas de marché. » Par ailleurs, Laurent Magnin explique que le marché est difficile notamment parce que le pouvoir d’achat est en baisse dans la région. « Voyager est un luxe pour les Domiens. De plus, les Antillais sont prudents sur l’arrivée d’un nouvel opérateur. Par contre, les touristes partent beaucoup avec XL Airways. »
Malgré tout, aucun retrait n’est envisagé. « On ne se désengage pas des Antilles, on va regarder le dimensionnement en basse saison. » Au contraire, bien que toutes ses concurrentes aient jeté l’éponge avant elle évoquant l’absence de marché, XL Airways va maintenir ses lignes au départ de la province. « De manière saisonnière, les Antilles ont toute leur place au départ de province. » Mieux, « ouvrir d’autres lignes au départ de province, c’est dans les cartons. Mais cela se fera lentement », révèle Laurent Magnin. Y compris vers New York.
Il envisage également une adaptation des services de la compagnie. Expliquant que le principe de faire payer le snack complémentaire et les sodas avait « posé beaucoup de problèmes sur les Antilles, plus que sur les Etats-Unis pour qui c’est dans la culture », il « se pose la question de l’évolution produit sur les différents réseaux. »
Enfin, revenant sur sa perte opérationnelle de 2013, Laurent Magnin a indiqué qu’il avait tenu son budget prévisionnel et ce en ouvrant six lignes long-courrier pour palier un nouvel effondrement de l’activité charter. Pour 2014, « le budget est légèrement déficitaire » également.








