Une défaillance technique pourrait être à l’origine de l’accident de Turkish Airlines. Dans un rapport préliminaire publié le 4 mars, les enquêteurs néerlandais ont expliqué qu’un dysfonctionnement du radioaltimètre gauche du Boeing 737-800 avait entraîné une réduction de la poussée des réacteurs puis le décrochage.
L’accident est survenu durant la phase finale d’approche du Boeing à Amsterdam, alors que l’atterrissage allait se faire en pilotage automatique. Le Boeing de Turkish Airlines se trouvait à environ 600 mètres d’altitude lorsque la radiosonde gauche a subitement indiqué une altitude éronnée. Elle a transmis au pilote automatique l’information selon laquelle l’appareil se trouvait à – 2,5 mètres du sol. L’automanette a donc réduit les gaz durant 100 secondes et la vitesse du B737-800 est descendue à moins de 95 noeuds, quant elle devait être de l’ordre de 135 (volets 40°). L’équipage n’a réagit que lorsque l’alarme de décrochage s’est déclenchée mais il était trop tard.
Pieter van Vollenhoven, Président du bureau néerlandais de la sécurité, l’autorité en charge de l’enquête, a indiqué que l’enregistreur de données en vol (FDR) prouvait qu’un problème similaire avait eu lieu à deux reprises lors des huit précédents vols du TC-JGE. Les prochaines analyses techniques vont donc se concentrer sur le rôle du pilotage automatique, de l’automanette et des radiosondes – le B737 en a deux, l’une à gauche et l’autre à droite.
Le B737-800 de Turkish Airlines s’est écrasé à 1km au nord de la piste Polderbaan de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol. Son fuselage s’est brisé en trois. L’impact a en partie été absorbé par la mollesse de la terre du champ dans lequel il est tombé. Toutefois, la queue a touché en premier et l’avant de l’appareil a subi d’énormes forces. C’est là que se situaient les neuf victimes de l’accident : les trois pilotes, deux PNC et quatre passagers. Vingt-huit personnes sont toujours hospitalisées.








