Ryanair a publié une perte nette de 35,2 millions d’euros au troisième trimestre de son année fiscale 2014. La low-cost irlandaise a souligné que ce résultat était conforme à ses prévisions et dû à une baisse du tarif moyen des billets et à la faiblesse de la livre sterling.
Ryanair explique que la faiblesse des réservations cet automne l’a poussée à lancer plusieurs campagnes de promotions qui ont mené à une baisse de 9% de ses tarifs mais à une hausse de 6% de son trafic (18,3 millions de passagers). Celle-ci a été partiellement compensée par une belle augmentation de ses recettes annexes, qui ont crû de 13%. A l’arrivée, la recette au passager a été réduite de 6%.
Cependant, le quatrième trimestre et l’année fiscale 2015 s’annoncent sous de meilleurs auspices, le niveau des réservations étant bon, voire meilleur que prévu, et notamment pour les nouvelles bases et les nouvelles routes annoncées.
La nouvelle stratégie de Ryanair commence donc à porter ses fruits. La compagnie explique en effet qu’elle compte voir le nombre de ses passagers passer de 80 à 110 millions en cinq ans et que cette croissance serait en grande partie réalisée dans les aéroports principaux qu’elle va desservir. Alors que la low-cost s’était jusqu’alors cantonnée aux plateformes secondaires, elle a décidé de s’installer à Rome Fiumicino et Bruxelles Zaventem.
Par ailleurs, elle a lancé une série d’améliorations de ses services aux passagers. Le dernier en date est entré en vigueur le 1er février : le siège alloué. Chaque passager peut choisir son siège pour 5 à 10 euros selon la rangée choisie. Les voyageurs ne désirant pas s’acquitter de ce supplément seront placés par la compagnie. Ce service a rencontré un franc succès en janvier et Ryanair estime qu’il compensera totalement la perte de revenu entraînée par la réduction des frais de bagage ou d’impression de la carte d’embarquement à l’aéroport.
Pour son année fiscale 2014, Ryanair maintient ses prévisions, à savoir enregistrer un bénéfice net compris entre 500 et 520 millions d’euros. La low-cost estime qu’elle transportera plus de passagers de prévu, ce qui lui permettra de compenser au moins partiellement la baisse du yield, désormais estimée à 8% sur l’année.








