C’est le 30 juin que HOP! a fêté le premier anniversaire de son entrée en service. Et c’est également le jour où Lionel Guérin, son président, a remis à Frédéric Gagey, le président d’Air France, le rapport du groupe d’experts qu’il dirigeait, chargé de trouver une solution pour redresser l’activité moyen-courrier du groupe Air France. Un rapport dont les deux présidents ont exposé les grandes lignes.
Les experts ont identifié trois segments de voyageurs sur le court et le moyen-courrier : les voyageurs loisirs purs, les VFR (Visiting Friends and Relatives) et les voyageurs d’affaires. Les premiers étant la cible de Transavia et les autres celle d’Air France et de HOP!.
Pour Transavia, la stratégie est claire : elle est appelée à se développer rapidement au départ d’Orly et se rapprocher de sa partenaire Transavia Holland (lire l’article).
Pour HOP!, l’avenir est plus flou. Une seule certitude : il faut rapprocher les activités commerciales de la compagnie avec sa maison-mère Air France pour avoir « un modèle unique point à point », annonce Lionel Guérin. « Ce sont deux flottes et deux marques qui travaillent exactement sur le même marché qui doivent donc progressivement se rapprocher », ajoute Frédéric Gagey, « sur le marché France point à point, Air France et HOP! c’est la même chose. »
Mais la question du maintien de la marque HOP! ne se pose pas encore : « les marques sont secondaires » martèlent les deux dirigeants. Le rapprochement devrait initialement se faire au niveau du revenue management, des fonctions marketing et commerciales (produits annexes, grille tarifaire) et de la disponibilité de la flotte.
HOP! remplit son cahier des charges
Lionel Guérin est également revenu sur la première année d’opérations de HOP!, « une aventure complète puisqu’on quittait la franchise Air France pour une nouvelle marque ». Le bilan est plutôt positif. Après une importante restructuration qui a vu une baisse de 20% de l’activité (en terme de capacités, de nombre d’appareils et de chiffre d’affaires), une réduction de 15% de ses coûts et de 8% de ses tarifs, la compagnie a réussi à stabiliser la baisse de la clientèle d’affaires et à améliorer son remplissage en classe économique. Résultat : au mois de juin 2014, ce taux a gagné près de 8 points par rapport à juin 2013 et la recette unitaire s’est améliorée de 7%.
Frédéric Gagey s’est montré satisfait de la filiale : « HOP! a bien simplifié ce qui se faisait avant. » Par ailleurs, la réduction des coûts et l’augmentation de la productivité ont eu une influence positive sur les activités d’Air France puisqu’elles ont eu un impact sur les contrats ACMI conclus entre les deux partenaires. La totalité des activités de HOP! à CDG est en effet affrétée par la maison mère.
Le plan d’économies va se poursuivre. Il devrait permettre de sauver 22,5 millions d’euros en 2014 (19 millions en 2013). HOP! est ainsi en bonne voie pour atteindre ses objectifs : l’équilibre opérationnel en 2014 et les bénéfices en 2015.








