L’État tunisien met en vente toutes ses parts dans Nouvelair, le deuxième transporteur du pays. La société d’investissement Al Karama Holding a annoncé le lancement « d’un appel d’offres international auprès des banques d’affaires et des cabinets de conseil pour l’accompagner dans une mission d’appui à la cession des participations publiques directes et indirectes représentant 23,85 % du capital de la compagnie Nouvelair et 2,76 % du capital de la société Nouvelair Handling ».
Les soumissionnaires intéressés ont jusqu’au 19 mai 2022 pour soumettre leurs offres.
Les actions publiques dans Nouvelair correspondent essentiellement aux participations confisquées par l’État tunisien à Belhassen Trabelsi – en fuite à l’étranger -, gendre de l’ancien président de la République, Zine El Abidine Ben Ali qui a été renversé lors du soulèvement populaire de 2011. Depuis la révolution, l’État a confié à El Karama Holding (anciennement Princesse El Materi Holding) la mission de céder au secteur privé toutes les sociétés confisquées.
Ce désinvestissement de l’État s’inscrit dans le cadre des « réformes très profondes » qu’il entend mettre pour rassurer les partenaires alors que le pays frappe à la porte du Fonds monétaire international (FMI) pour un nouveau programme d’aide. La Tunisie a, en effet, connu à cause du Covid-19 sa plus grave récession depuis l’indépendance en 1956.
Dans la foulée des mesures envisagées, le gouvernement n’exclut pas le gel des subventions et la privatisation des entreprises publiques déficitaires, comme le transporteur national Tunisair.
Pour rappel, Nouvelair exploite actuellement une flotte homogène de dix Airbus A320-200, déployés sur une trentaine de routes régulières sur le marché domestique, mais également vers le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, la Belgique, entre autres.
(Photo © Nouvelair)








