Comme on s’y attendait, Dassault Aviation a publié des résultats annuels 2014 en baisse par rapport à l’année précédente, notamment lié au plus faible nombre d’appareils Falcon livrés (66 contre 77).
L’avionneur français a ainsi réalisé un chiffre d’affaires de 3,68 milliards d’euros, contre 4,593 milliards en 2013 pour un résultat net ajusté de 398 millions d’euros (487 millions l’année précédente), un résultat qui tient aussi compte de l’impact négatif de DCNS via sa participation dans Thales. La marge nette ajustée est quant à elle en légère hausse à 10,8% du chiffre d’affaires.
Le chiffre d’affaires des appareils Falcon est logiquement descendu à 2,685 milliards d’euros en 2014, contre 3,189 milliards un an plus tôt. Il s’agit cependant d’une réelle année de transition, l’avionneur préparant introduction de ses nouveaux Falcon 8X (1ere livraison programmée pour le second semestre 2016) et Falcon 5X (2017), deux avions d’affaires déjà bien accueillis par le marché et conformes à la nouvelle montée en gamme de l’avionneur.
Comme l’a souligné Éric Trappier, les commandes d’avions Falcon sont en très nette hausse en 2014 (90 appareils contre 64 en 2013) et « reparties sur l’intégralité de la gamme ». Le PDG de Dassault Aviation a également rappelé que l’avionneur était toujours largement « tourné vers l’export » avec 79% de son chiffre d’affaires réalisé à l’international et majoritairement grâce aux avions d’affaires, même si l’arrivée de contrats de défense comme celui récemment signé en Égypte pour le Rafale vont évidemment encore accroître cette part.
Les prises de commandes affichent de leur côté une très nette hausse en 2014 avec une valeur consolidée de 4,639 milliards d’euros (4,165 milliards en 2013), dont 89% réalisé à l’export. Le book to bill est très largement supérieur à 1, marqué par la forte augmentation des ventes de Falcon l’année dernière (90 contre 64 en 2013). Le carnet de commandes de Dassault est ainsi valorisé à 8,217 milliards d’euros, contre 7,739 à la fin de l’année 2013.
Éric Trappier a également indiqué que les livraisons de Falcon devraient être autour des 65 appareils en 2015. « Nous continuons à étaler les livraisons, cela va encore durer un peu avant l’arrivée des 5X et 8X » a-t-il précisé.
Concernant les activités de défense, l’avionneur a annoncé un chiffre d’affaires en baisse à 995 millions d’euros, contre 1,404 milliard l’année précédente car prenant en compte la facturation du démonstrateur nEUROn. Les prises de commandes sont également en baisse à 693 millions d’euros, contre 1,256 en 2013 où l’avionneur avait enregistré le contrat du standard F3-R du Rafale ainsi que le programme de rénovation des Atlantique 2.
En plus du contrat à l’export du Rafale en Egypte, les perspectives 2015 pour l’activité militaire de Dassault Aviation comprennent la consolidation du calendrier français, impacté par la LPM et l’export, ainsi que la concrétisation de certains prospects (le Qatar et l’Inde pour ne pas les nommer). Du côté des drones, il s’agit de finaliser les essais du nEUROn, qui devrait bientôt s’envoler pour l’Italie puis la Suède. Les essais devraient durer encore une année environ.
Quant au futur, Dassault Aviation souhaite bien évidemment continuer les études sur le programme de drone de combat du futur, tout comme celles sur le projet MALE 2020 entamé avec Finmeccanica et Airbus Defence & Space, espérant un lancement officiel bientôt, peut-être même avant le salon du Bourget qui se tiendra à la mi-juin.





