A la suite de l’échec des négociations entre Air France et ses syndicats le 30 septembre, le conseil d’administration d’Air France-KLM a approuvé à l’unanimité la mise en place d’un plan B pour redresser la compagnie française. « Les administrateurs considèrent indispensable de mettre en place un plan alternatif », indique le groupe dans un communiqué.
Invité d’Europe 1 le 2 octobre, Alexandre de Juniac a confirmé qu’un « important plan de réduction d’emploi » allait être présenté le 5 octobre aux salariés de la compagnie. Le président d’Air France-KLM a assuré qu’Air France allait « essayer de privilégier les départs volontaires mais quand il le faudra de recourir à des départs non volontaires. » Au moins 3 300 emplois pourraient être menacés.
En effet, la réduction des effectifs accompagnera une réduction de l’activité d’Air France, qui pourrait atteindre 10% sur le long-courrier. Le processus, irréversible, de réduction des lignes est engagé pour 2016. Il se poursuivra avec une amplitude accrue en 2017 mais cette partie du plan pourra être révisée si les discussions avec les syndicats reprennent et aboutissent à un accord. « A ce jour, les négociations sont terminées », affirme Alexandre de Juniac. « Mais la porte n’est pas fermée. »
Les détails de ce plan B en deux phases seront présentés le 5 octobre au Comité Central d’Entreprise. Une journée d’action est déjà planifiée par les syndicats, qui devrait entraîner peu de perturbations sur le réseau selon le président d’Air France-KLM.








