Air France-KLM, Lufthansa, IAG, easyJet et Ryanair ont enterré la hache de guerre le temps d’une réunion le 17 juin. Toutes se sont mises d’accord sur la nécessité de réformer le transport aérien en Europe et sur plusieurs mesures à prendre pour soutenir sa croissance. « C’est la première fois que nous mettons de côté nos luttes concurrentielles pour souligner l’importance d’une nouvelle stratégie européenne pour le transport aérien », indiquent-elles dans un communiqué.
La première réforme qu’elles estiment nécessaire porte sur le cadre réglementaire et le besoin d’une stratégie à l’échelle européenne. Elles demandent une simplification à l’horizon 2020 pour gagner en efficacité.
Elles s’attaquent également aux coûts aéroportuaires et demandent notamment que les aéroports en situation de monopole soient mieux encadrés et que les frais de sécurité soient utilisés plus efficacement. Elles souhaitent aussi une redistribution des recettes commerciales, car elles estiment qu’elles y contribuent en amenant les clients dans les boutiques des plateformes.
Les cinq grandes compagnies européennes réclament un contrôle aérien plus efficace et moins cher, plaidant pour la mise en œuvre pleine du ciel unique européen (SES).
Enfin, elles appellent de leurs vœux une réglementation sur les redevances passagers et les taxes environnementales, afin de limiter les abus.
Ces propositions de mesures vont être remises à Violeta Bulc, la commissaire européenne aux Transports, dans le cadre de la consultation qu’elle avait lancée pour définir un nouveau modèle stratégique capable de soutenir les compagnies aériennes de l’UE.
Par ailleurs, les cinq compagnies se sont dites prêtes à créer une nouvelle organisation représentative des compagnies aériennes qui leur donnerait davantage de poids au sein de l’Union européenne. Elles sont actuellement dispersées au sein de six alliances.








