Air Berlin avait plusieurs fois repoussé la publication de ses résultats en raison de négociations de restructuration. C’est désormais chose faite : la compagnie allemande a révélé son bilan annuel pour 2013 et un plan de recapitalisation de 450 millions d’euros d’ici la fin de l’année le 27 avril.
Alors que James Hogan et Wolfgang Prock-Schauer avaient tous deux nié sa nécessité au mois de janvier, le plan de recapitalisation comporte deux volets. Le premier prévoit la souscription par Etihad d’obligations convertibles sans échéance pour un montant de 300 millions d’euros. Le second porte sur une émission obligataire d’au moins 150 millions d’euros.
Il comporte également un allongement de la maturité de la dette envers les porteurs d’obligations arrivant à échéance en 2014 et 2015, ainsi que l’extension de la durée de remboursement de 2016 à 2021 d’un prêt souscrit après d’Etihad.
Tout ceci a pour but d’améliorer la structure financière de la compagnie et d’amplifier les effets du plan de restructuration Turbine, dont les effets seront entiers en 2014. Ulf Hüttmeyer, son directeur financier, explique que « avec une recapitalisation réussie et complète, nous avons le répit financier nécessaire pour restructurer profondément la compagnie et renouer avec un bénéfice opérationnel positif. »
2013 a été une année difficile pour Air Berlin. Le chiffre d’affaires a enregistré une diminution de 4% à 4,15 milliards d’euros, sous l’effet d’une réduction de 5,1% des capacités et une augmentation de 3,5% des coûts unitaires (y compris le carburant et les frais de restructuration). La perte opérationnelle a atteint 231,9 millions d’euros, alors que la compagnie avait réussi à publier un bénéfice opérationnel de 70,2 millions d’euros en 2012.
La compagnie explique que le plan de restructuration avait produit les économies escomptées mais que la chaleur de l’été en Europe Centrale avait pesé sur les performances de la compagnie en cette saison, traditionnellement la plus rentable de l’année. Le résultat net est négatif de 315,5 millions d’euros (contre +6,8 millions d’euros en 2012).








