Une nouvelle catastrophe aérienne vient compléter encore la série noire qui sévit depuis le début du mois d’août. Le 23 août, à 15h06 en heure locale (22h06 à l’heure de Paris), un Boeing 737-200 de la compagnie TANS Perù (Transportes Aereos Nacionales de la Selva) s’est écrasé près de Pucallpa, dans la partie péruvienne de l’Amazonie. Cent personnes se trouvaient à bord, dont huit membres d’équipage. Selon un dernier bilan délivré par le lieutenant de police David Mori, on compterait 57 survivants, 41 morts et deux disparus.
Le vol TJ-204 était parti de Lima, la capitale du Pérou, et devait se rendre à Iquitos, après une escale à Pucallpa. L’atterrissage était imminent lorsque l’appareil fut pris dans une tempête et dévié par les vents violents. Le pilote a informé la tour de contrôle de Pucallpa qu’il ne pouvait pas atteindre l’aéroport. Il a tenté un atterrissage d’urgence à 5 km des pistes, près d’une route mais dans les marécages pour atténuer l’impact. Le biréacteur a tout de même été brisé en deux et a pris feu malgré la pluie torrentielle.
Le B737-200, immatriculé OB-1809, semble ne pas être en cause à première vue. Bien que l’appareil ait été fabriqué en 1983 et appartienne à la première génération de cette famille de mono-couloirs de Boeing, le phénomène de cisaillement des vents est probablement responsable de sa chute.