Royal Brunei Airlines vers un retour aux sources. La compagnie nationale du sultanat de Brunei a annoncé le 30 juillet qu’elle allait restructurer ses opérations pour assurer sa survie. Elle a dressé les grandes lignes de ce qui allait changer.
Rien ne va plus en effet pour Royal Brunei. Comme nombre de ses concurrentes, le ralentissement du transport aérien après la crise financière et la nouvelle augmentation des prix du carburant l’ont considérablement affaiblie. A cela s’ajoute une forte augmentation de la concurrence sur la « route des kangourous » (Kangaroo Route), notamment en provenance des compagnies du Golfe, dont la compagnie a toujours beaucoup dépendu.
Par conséquent, son réseau n’est pas viable sous sa forme actuelle et Royal Brunei est contrainte de revoir totalement sa structure et son modèle pour survivre. Cette réorganisation se fera autour d’un axe majeur : la concentration de son activité autour du réseau régional.
La compagnie est partie de la constatation que seuls 9% de ses passagers sur le long-courrier partent de ou restent à Brunei, ce qui n’apporte que peu de richesse au sultanat. Comme leur proportion augmente à 75% sur le réseau régional, c’est sur lui qu’elle va se focaliser, y compris dans le secteur cargo.
Dans ce sens, Royal Brunei a déjà annoncé la suppression de plusieurs de ses routes au mois de juin, vers Auckland, Brisbane, Perth, Ho Chi Minh Ville et Kuching. Elle va également ajouter un A320 à sa flotte au printemps 2012. Toutefois, elle reste engagée sur le 787, dont elle compte recevoir ses premiers appareils en 2013.
Royal Brunei exploite aujourd’hui deux A319, deux A320 et six 777-200ER. Son réseau est principalement centré sur l’Asie et l’Océanie mais elle dessert également Dubaï, Jeddah et Londres.