L’aéroport de Beyrouth recommence doucement à respirer grâce à Qatar Airways. Alors que la plupart des transporteurs ayant desservi Beyrouth attendent le feu vert des autorités libanaises et israéliennes pour y poser de nouveau leurs appareils, la compagnie qatarie a fait atterrir son premier vol le 4 septembre à 15h25.
Qatar Airways a en effet pu contourner le blocus israélien, qui oblige tous les vols à passer par Amman, en Jordanie. Avec l’accord du Liban et la tolérance tacite d’Israël, elle a pu réaliser une liaison directe entre Doha et l’aéroport Rafic Hariri. Le vol QR422 a été effectué en trois heures par un A320, qui transportait, en plus de ses passagers, de l’aide humanitaire.
Ce vol est certes une bouffée d’espoir pour le Liban, mais il ne signifie pas pour autant l’arrivée régulière d’aide humanitaire et encore moins la reprise des vols commerciaux vers l’aéroport de Beyrouth. Qatar Airways est contrainte de ne programmer que des vols charters et ne peut toujours pas opérer de vols réguliers. Cependant, il permet l’accélération du rapatriement des Libanais qui ont fui les combats.
Israël avait en effet lancé une offensive contre le Hezbollah le 12 juillet au sud du Liban, à la suite de l’enlèvement de deux de ses soldats par le parti. Les tirs de roquettes entre les deux camps ont duré plus d’un mois avant la signature d’un cessez-le-feu le 14 août. Le blocus d’Israël est cependant toujours en vigueur.