La Grèce tente une nouvelle fois de vendre sa compagnie aérienne. Le gouvernement a lancé un appel d’offres sur Olympic Airlines le 30 septembre. Celui-ci est valable un mois : les candidats potentiels au rachat ont jusqu’au 31 octobre pour manifester leur intérêt.
Les investisseurs auront ensuite accès aux données de la compagnie grecque afin de préparer une offre contraignante. L’Etat espère que le processus de vente s’achèvera d’ici la fin de l’année. Olympic Airlines sera alors dissoute.
Le transporteur grec a été divisé en trois unités : les services aériens, les services au sol et la maintenance. La partie « opérations aériennes » aura le droit d’utiliser le nom et le logo de la compagnie, récupèrera certains de ses slots et aura la possibilité d’acquérir d’autres biens comme les appareils et les systèmes IT.
Le gouvernement grec va à présent se pencher sur le sort des employés. Ceux-ci ont déjà fait grève pour protester contre la privatisation d’Olympic lorsque l’Union Européenne a approuvé le plan présenté par le gouvernement et ont de nouveau manifesté hier.
Mais la privatisation ne va encore une fois pas être facile. Olympic Airlines cumule deux milliards d’euros de dettes et doit toujours 850 millions d’euros à l’UE, en remboursement d’aides illégales perçues du gouvernement. Elle n’est pas non plus la seule compagnie européenne à chercher un repreneur : Austrian Airlines, SAS et Iberia lui font concurrence.