Boris Johnson a trouvé un remède aux problèmes d’Heathrow : la fermeture. Le maire de Londres et son conseil municipal étudient actuellement la possibilité de construire un nouvel aéroport sur une île artificielle près de l’île Sheppey, dans l’estuaire de la Tamise, en remplacement de la plus grande plateforme londonienne.
Boris Johnson imagine un tout nouvel aéroport doté dès le départ de quatre pistes, avec la possibilité d’en ajouter deux supplémentaires si le besoin s’en faisait sentir. Situé dans le comté de Kent, il permettrait aux passagers de rejoindre le cœur de Londres en 35 minutes grâce à une liaison ferroviaire express et serait également relié au tunnel sous la Manche, pour une liaison facilitée avec le continent.
Le but serait de réduire à néant le besoin de construire une troisième piste à Heathrow pour décongestionner l’aéroport, un projet qui déchire les habitants de la région et les utilisateurs de la plateforme. Le maire de Londres estime en effet qu’elle ne peut pas être agrandie indéfiniment, aux dépens des riverains. Si elle est acceptée, la construction du nouvel aéroport devrait prendre six ans. Heathrow, voire Gatwick, pourraient ainsi être fermés progressivement.
Toutefois, Boris Johnson a précisé que le projet tiendrait compte de l’impact écologique qu’il pourrait avoir. Or, l’estuaire de la Tamise est un refuge très utilisé par des dizaines de milliers d’oiseaux migrateurs. La construction de cette plateforme et son activité opérationnelle auraient donc un impact catastrophique sur l’écosystème.