Les plongeurs de New York sont toujours à la recherche du réacteur gauche de l’A320 d’US Airways qui repose au fond de l’Hudson. Cependant, les premières analyses du NTSB et de la FAA confirment les dires des pilotes : l’accident a été dû à l’ingestion d’un oiseau de taille inhabituelle ou de plusieurs oiseaux.
Le réacteur droit a en effet été récupéré le 17 janvier, avec les enregistreurs de vol, lors du repêchage de l’appareil. Son examen a révélé de gros dommages aux aubes et sur d’autres parties internes, étayant la thèse de l’ingestion. Une thèse que confirment également les boîtes noires : les pilotes ont signalé une nuée d’oiseaux à la tour de contrôle quelques secondes avant que les deux moteurs perdent simultanément leur puissance.
L’accident a eu lieu le 15 janvier. L’Airbus, immatriculé N106US, en service depuis 1999 et en leasing auprès de la banque Wells Fargo, devait effectuer le vol 1546 de New York La Guardia vers Charlotte. Il transportait cent cinquante passagers et cinq membres d’équipage.
Quatre-vingt-dix secondes après le décollage, les deux réacteurs ont perdu leur puissance. Le commandant de bord Chesley B. Sullenberger a alors pris les commandes du monocouloir et rejeté l’une après l’autre les options de retour à La Guardia ou de détournement à Teterboro pour amerrir dans l’Hudson. L’appareil a atteint une altitude maximale de 3400 pieds.
Malgré la perte des deux moteurs (et donc de leur générateur), l’appareil disposait avant l’impact de l’ensemble de ces instruments et de la protection de l’enveloppe de vol (grâce aux commandes Fly by Wire), le générateur auxiliaire de puissance fonctionnant et la RAT ayant été déployée.