Et interdiction de redécoller « jusqu’à nouvel ordre ». Un Lockheed L-1011 TriStar affrété par la compagnie grecque Olympic Airlines est immobilisé depuis lundi 4 juillet sur le tarmac de l’aéroport de Roissy CDG par les autorités françaises de l’aviation civile. Annoncée vendredi 8 juillet par le ministère des Transports, cette décision fait suite à la surchauffe de l’un des réacteurs de l’appareil.
Quelques secondes après le décollage, l’appareil avait dû effectuer un atterrissage d’urgence, en vent arrière, avec le réacteur n° 3 en feu. Le vol s’annonçait mal. Les 233 passagers refusaient de s’envoler vers Athènes à bord d’un avion à l’allure peu engagente. Ils ont tout de même accepté d’embarquer, après une heure d’attente et la garantie que l’avion était prêt à décoller. Ce qu’il ne fit que deux heures plus tard.
Le Tristar appartient de Star Jet, une compagnie immatriculée aux Emirats Arabes Unis. Cependant, il avait auparavant été exploité par une compagnie du Sierra Leone, déjà indésirable au Royaume-Uni.
Olympic Airlines affirme avoir respecté les procédures requises avant la location d’un appareil et dénie toute négligence. Elle a pourtant annulé son contrat avec la société sous-traitante. La compagnie grecque est en cours de privatisation et en déficit budgétaire. Les syndicats l’accusent d’avoir recours à la location d’appareils dont la provenance est inconnue pour pallier la programmation défaillante des vols de la période estivale.