Les réactions des parties prenantes du consortium Eurofighter (EADS, BAE Systems, Finmeccanica) ne sont pas fait attendre. L’Inde ayant annoncé mardi que l’offre de Dassault était la « moins-disante », la chancelière allemande Angela Merkel et le chef du gouvernement britannique David Cameron ont fait entendre leur déception.
Le porte-parole de la chancelière a parlé dans un communiqué de « pré-décision », rappelant qu’aucun contrat n’avait encore été signé et que des accords de ce type avaient déjà été rompus par le passé. A Berlin, le chargé des questions de Défense du parti socialiste (SPD) reproche à la Sarkozy d’avoir joué un double jeu dans l’attribution du contrat, aux dépends de l’Allemagne. Interrogé par l’hebdomadaire allemand de référence Der Spiegel, il spécule sur d’éventuelles contreparties accordées par la France. Enfin, le socialiste espère que le gouvernement allemand va tenter de relancer la machine des négociations, ce qui n’est, pour le moment, pas prévu.
Le chef du gouvernement britannique David Cameron, de son côté, s’est montré beaucoup plus offensif. Après avoir qualifié la décision de « décevante », il a affirmé qu’il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour convaincre l’Inde de reconsidérer l’offre du consortium Eurofighter. Comme Berlin, il rappelle que rien n’est encore signé et met une nouvelle fois l’accent sur les performances du Typhoon, qui serait « la meilleure solution militaire, industrielle et économique pour l’Inde ».
Dans tous les cas, la bataille fait rage entre les experts et les commentateurs des différents pays, sur les performances respectives du Rafale et de l’Eurofighter.