• SE CONNECTER
S'ABONNER
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense
  • Emploi & Formation
No Result
Voir tous les résultats
Le Journal de l'Aviation
 

Le Journal de l'Aviation » Industrie aéronautique » L’export tire Dassault Aviation en 2018

L’export tire Dassault Aviation en 2018

Léo Barnier Léo Barnier
28 février 2019
dans Industrie aéronautique
© Dassault Aviation / C. Cosmao

© Dassault Aviation / C. Cosmao

Dans la lignée des autres grands industriels aéronautiques français, Dassault Aviation publie des résultats en hausse en 2018, qu’il s’agisse du volume d’affaires ou de la rentabilité. Les chiffres, présentés le 28 février, sont ainsi positifs essentiellement grâce à la défense. Mais qu’il s’agisse du domaine militaire ou civil, l’activité s’avère tirée par l’export.

Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, a débuté sa présentation en rappelant l’environnement instable dans lequel son groupe évoluait, citant tour à tour les difficultés pour construire l’Europe de la défense ou les incertitudes économiques. Pourtant, force est de constater qu’il a présenté des résultats largement positifs.

Le chiffre d’affaires est en croissance de 4% par rapport à 2017, et atteint 5,1 milliards d’euros sur l’année. La progression de la rentabilité est somme toute plus impressionnante, avec une hausse de 87% du résultat opérationnel ajusté. Il atteint ainsi 669 millions d’euros, ce qui représente une marge opérationnelle de 13,2% (+5,9 points). Le résultat net ajusté suit, à 681 millions (+66%).

L’apport de Safran

Ces chiffres sont néanmoins dopés par l’encaissement des 241 millions d’euros d’indemnités payés par Safran au titre des retards du moteur Silvercrest qui ont conduit à l’annulation du Falcon 5X fin 2017. Sans cela, Dassault Aviation estime que sa marge opérationnelle aurait tout de même été de 9,2%.

Le niveau modéré de R&D autofinancée actuel – dû entre autres au gel puis à l’abandon du programme Falcon 5X – a aussi contribué à cette bonne rentabilité. Ce budget était de 392 millions d’euros en 2018, soit 7,7% du chiffre d’affaires.

Dassault est néanmoins dans une phase de remontée en puissance à ce niveau avec une hausse de 25% par rapport à 2017 et 34% par rapport à 2016. Cela devrait se poursuivre avec en 2019 avec le Falcon 6X et du futur Falcon – autour duquel Eric Trappier maintient le mystère – mais aussi les travaux inhérents au développement du Rafale F4 et du SCAF (même si ceux-ci font l’objet de contrats étatiques).

Une des principales satisfactions de l’année est à mettre au crédit des prises de commandes, avec une croissance de 53%. Portées par les Rafale à l’export, elles atteignent à 5 milliards d’euros. Cela permet de préserver le carnet de commandes du constructeur français, qui a été évalué à 19,4 milliards d’euros au 31 décembre dernier (-0,4%).

Les Falcon encore fragiles

Derrière ces chiffres, la situation des Falcon reste tout de même compliquée. Dassault Aviation est certes fidèle à ses objectifs avec la livraison de 41 appareils (un de plus que prévu), mais cela constitue tout de même une baisse significative au regard des 49 avions de 2017. Le chiffre d’affaires de la branche civile diminue donc logiquement de 15%, pour se situer à 2,6 milliards d’euros.

Avec 42 commandes nettes de Falcon – 52 ventes moins l’annulation des dix derniers Falcon 5X – Dassault fait mieux qu’en 2017 (41 ventes et trois annulations) et préserve son carnet. Le constructeur dispose ainsi d’une réserve de 53 appareils, soit un de plus que fin 2017, mais pour une valeur en baisse à 2,2 milliards d’euros (-12%). Bien que le détail des appareils ne soit pas communiqué, cela laisse entendre que les commandes ont été portées par des appareils plus petits (Falcon 2000 ou 900) que lors des années précédentes.

Eric Trappier évoque un marché plus dynamique, porté par la bonne santé de l’économie américaine et la fluidification du marché de l’occasion, mais estime que l’aviation d’affaires se trouve encore dans une phase de plateau. La guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine ou les incertitudes sur la poursuite de la croissance mondiale, facteur capital dans l’aviation d’affaires, le poussent à la prudence. Il vise donc une légère augmentation des livraisons en 2019, à 45 appareils.

Une solide défense

Les exportations successives du Rafale ont contribué à redonner de la vigueur à l’activité Défense de Dassault Aviation, puisque son chiffre d’affaires s’élève à 2,5 milliards d’euros pour l’année 2018 (contre 1,9 milliard en 2017) – soit quasiment la moitié du chiffres d’affaires global, qui culmine à 5,1 milliards d’euros. Les prises de commandes sont également en hausse et atteignent 2,7 milliards d’euros pour l’année passée, portées notamment par la levée de l’option pour 12 Rafale supplémentaires pour le Qatar, ainsi que la notification du standard F4. Quant au carnet de commandes, il est évidemment porté par les contrats exports, qui le porte à 14,2 milliards d’euros, en légère augmentation par rapport à 2017 (13,9 milliards d’euros). Le carnet de commande Défense France est en très légère baisse, passant ainsi de 3,04 milliards d’euros en 2017 à 3,01 milliards d’euros pour l’année 2018.

Parmi les perspectives de l’année à venir, Dassault prévoit de livrer 26 Rafale – uniquement à l’export, les livraisons pour les forces armées françaises étant stoppées jusqu’en 2022. L’année a débuté par la première livraison au Qatar, début février, l’Inde va quant à elle réceptionner son premier avion en septembre prochain, conformément au calendrier. Toujours concernant le Rafale, l’avionneur devrait démarrer les travaux de développement du standard F4 et vise la finalisation du « nouveau contrat de MCO » pour la France, dans la lignée du plan de transformation du MCO aéronautique lancé fin 2017 par la ministre des Armées Florence Parly.

Enfin, les volontés politiques du système de combat aérien futur devraient se concrétiser davantage lors du prochain Salon aéronautique du Bourget (en juin prochain), lors duquel sont attendues les notifications de contrats d’étude pour les démonstrateurs du moteur et de l’aéronef. Enfin, l’avionneur doit également livrer le premier Atlantique 2 rénové et indique « poursuivre les travaux en vue de la commande de Falcon de surveillance maritime et CUGE (Charge universelle de guerre électronique, NDLR) » pour la France.

Dassault AviationEric TrappierFalconRafale

À lire également

© Gulfstream Aerospace

Gulfstream livre le premier G800

28 août 2025

Gulfstream Aerospace a célébré le 27 août la livraison de son premier G800. L’appareil a...

© Embraer

Embraer livre son 2 000e avion d’affaires

28 août 2025

Embraer a célébré la livraison de son 2 000e jet d’affaires. L’appareil ayant franchi cette...

© Ryanair

Boeing anticipe ses livraisons pour Ryanair

27 août 2025

Ryanair s’est félicité de la décision de Boeing d’accélérer les livraisons d’une partie de ses...

L'actualité aéronautique en continu

Brussels Airlines va intégrer 5 Airbus A320neo supplémentaires

29 août 2025

Gulfstream livre le premier G800

28 août 2025

Embraer livre son 2 000e avion d’affaires

28 août 2025

Qantas augmente sa commande d’Airbus A321XLR

28 août 2025

LATAM choisit les fauteuils PL3530 de Recaro pour la premium economy de ses Boeing 787

27 août 2025

Le Livre Blanc

Où exporter en 2025 ?

Téléchargez le nouveau livre blanc « Où exporter en 2025 ? » pour les entreprises aéronautiques et spatiales

BUSINESS FRANCE

Les articles les plus lus

Photo © Airbus

Air France-KLM se désintéresse de l’Airbus A350-1000

12 août 2025
Photo © Pilatus

Pilatus suspend ses livraisons d’avions aux États-Unis suite aux droits de douane de 39%

12 août 2025
Photo © Le Journal de l'Aviation - tous droits réservés

Après Air France-KLM, le groupe Lufthansa abandonne aussi son projet de prise de participation dans Air Europa

6 août 2025
Vueling exploite actuellement une flotte entièrement composée d'Airbus. © Vueling

Vueling va passer au Boeing 737 MAX

1 août 2025
Capture vidéo © Airbus  DS

Le premier A400M destiné à l’Indonésie a volé

4 août 2025
  • Qui sommes-nous ?
  • Nous contacter
  • Partenaires
  • Mentions légales
  • CGV
  • Politique de confidentialité
  • Cookies

Copyright © 2024 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.

ESPACE ABONNÉ

Connectez-vous pour avoir accès à tous les articles payants du Journal de l'Aviation.

Mot de passe oublié ?

Mot de passe oublié

Veuillez saisir votre identifiant ou adresse e-mail. Vous recevrez un lien par e-mail pour créer un nouveau mot de passe.

SE CONNECTER
Le Journal de l'Aviation se soucie de votre vie privée
Pour offrir les meilleures expériences, nous utilisons des technologies telles que les cookies pour stocker et/ou accéder aux informations des appareils. Le fait de consentir à ces technologies nous permettra de traiter des données telles que le comportement de navigation ou les ID uniques sur ce site. Le fait de ne pas consentir ou de retirer son consentement peut avoir un effet négatif sur certaines caractéristiques et fonctions.
Fonctionnel Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’utilisateur.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
Gérer les options Gérer les services Gérer {vendor_count} fournisseurs En savoir plus sur ces finalités
Gérer les préférences
{title} {title} {title}
No Result
Voir tous les résultats
  • SE CONNECTER
S'ABONNER
  • Bourget 2025
  • Industrie aéronautique
  • Transport aérien
  • MRO & Support
  • Défense & Espace
  • Emploi & Formation
  • Décarbonation de l’aviation
  • Les Éditos
  • Les Focus
  • Les Interviews
  • Les Reportages
  • Les Podcasts

Copyright © 2024 LE JOURNAL DE L'AVIATION - tous droits réservés - Le Journal de l'Aviation, média français de référence couvrant l'actualité de l'industrie aéronautique, l'aviation commerciale, l'aviation d'affaires, les services MRO et après-vente, le financement et la location d'aéronefs civils, l'aéronautique de défense et l'industrie spatiale. Toute reproduction, totale ou partielle et sous quelque forme ou support que ce soit, est interdite sans autorisation écrite spécifique du Journal de l’Aviation.