Plusieurs syndicats d’Air France-KLM ont manifesté leurs inquiétudes concernant l’emploi, après l’annonce par le groupe hier de plusieurs mesures drastiques lui permettant de faire face à sa situation financière et économique critique. Ce plan de restructuration sur 3 ans (2012-2014) va aider la compagnie aérienne à économiser 2 milliards d’euros à travers la réduction de sa flotte et de ses programmes d’investissements.
Concernant l’emploi, ce premier volet du plan de restructuration de la compagnie aérienne prévoit plusieurs dispositifs jugés alarmants. L’UNSA Aérien un des syndicats d’Air France, dresse une liste exhaustive de ces mesures :
– Blocage des salaires pendant 2 ans tout en maintenant les promotions,
– Blocage des avancements pour l’année 2012,
– Dénonciation et renégociation des conventions d’entreprise personnels au sol, pnc et pnt,
– Application stricte de tous les accords sur la réduction du temps de travail,
– Adaptation de toutes les grilles horaires à la charge,
– Non remplacement des départs en retraite,
– Gel des embauches,
– Suppression de tous les tarifs R1 « High »,
– Baisse des revenus des cadres dirigeants (- 17%), pour le PDG (-25%),
– Réforme à venir des retraites « chapeau » des cadres dirigeants,
– Un certains nombres de mesures concernant l’évolution de la flotte.
L’ensemble de ces mesures sur l’emploi a pour finalité d’aider Air France-KLM à « réaliser plus d’un milliard d’euros d’économies immédiates », selon Jean-Cyril Spinetta, président du groupe.
Par ailleurs, un second plan de restructuration est prévu en mai-juin 2012. Il devrait annoncer des mesures qui permettraient au groupe d’économiser encore un milliard d’euros.