« Inquiets » pour la pérennité de leurs emplois et leurs conditions de travail, les contrôleurs aériens français appellent à un mouvement de grève les 2 et 3 avril prochains. Ce sont les syndicats CGT, CFDT et l’Unsa de l’aviation civile qui ont déposé le préavis.
Ils souhaitent dénoncer, entre autres, le transfert d’une quinzaine d’organismes de contrôle d’approche vers d’autres sites ou encore la fermeture de certains services supports et de maintenance. « On réduit les activités d’entités telles que le bureau de piste d’Orly. C’est un véritable plan social aux conséquences importantes pour les agents et pour le niveau de service rendu » a indiqué l’Usac-CGT dans une lettre adressée à la direction générale.
Les délocalisations et fermetures concerneraient les services chargés de la sécurité et du contrôle du trafic aérien dans des villes comme Mulhouse, Biarritz, Metz-Nancy ou encore Beauvais, selon l’Usac-CGT.
La CGT révèle que « des dizaines d’emplois sont en jeu chez les contrôleurs, mais également dans les autres corps qui seront les victimes collatérales de ces réorganisations ».
À travers ce mouvement, les contrôleurs aériens demandent l’abandon de ce « plan social », des recrutements pour pallier aux manques d’effectif, ainsi que « la garantie de la pérennisation des organismes de contrôle des groupes F et G et des BRIA, ainsi que le maintien des fonctions des entités existantes. »