Eurocopter affiche une santé éclatante. La filiale d’EADS a cette année encore fait honneur à sa maison mère et publié le 24 janvier des résultats annuels à faire pâlir d’envie Airbus. Le chiffre d’affaires du constructeur d’hélicoptères a augmenté de 18% par rapport à l’année record qu’était 2005 et atteint 3,8 milliards d’euros. Les commandes elles aussi ont le vent en poupe : elles ont progressé de plus de 50%.
615 appareils ont en effet été achetés en 2006, contre 401 en 2005 (illustration Eurocopter ci-dessous). Eurocopter les a évalués à 4,89 milliards d’euros. Le backlog, commandes en attente de livraison, est estimé à 11 milliards d’euros. La majorité des hélicoptères est destinée au secteur militaire. Les clients étrangers sont les plus nombreux et les exportations représentent 71% des achats. Comme en 2005, c’est la famille des EC 130, avec les Ecureuils et les Fennecs, qui remporte la palme.
Fraîchement arrivé à la tête d’Eurocopter le 2 novembre, Lutz Bertling a rappelé les événements marquants de 2006 pour le constructeur. Elle a notamment vu sa percée sur le marché américain avec l’UH-72A Lakota, version militaire de l’EC 145 dans l’US Air Force, et son installation en Russie. Les premiers NH90 ont également été livrés à l’Allemagne au mois de décembre.
Eurocopter souhaite à présent poursuivre sa politique d’internationalisation. Par exemple, en renforçant les programmes comme le NH90 ou le KHP qu’elle développe avec d’autres pays, respectivement avec des pays européens et avec la Corée. Le constructeur souhaite également renforcer sa présence dans le monde déjà assurer par l’établissement de filiales, de partenariats voire de joint-ventures sur tous les continents. Il souhaite enfin renforcer ses cadences de production et développer de nouveaux produits. La concurrence commence en effet à se réveiller…