Les tensions ressurgissent entre Washington et Moscou sur la question du bouclier anti-missile par les Etats-Unis depuis 2004. Une série de déclarations des deux parties ont aggravé des dissensions présentes depuis le lancement du projet.
Mercredi dernier, Dmitri Medvedev a menacé les Etats-Unis de déployer des missiles de courte portée Iskander à Kaliningrad, enclave russe située entre la Pologne et la Lituanie, si la puissance américaine ne modifie pas l’installation de ses propres missiles (notamment en République tchèque). Le président russe a également menacé de se retirer du traité START-3, qui concerne le désarmement nucléaire. La réponse américaine a été ferme, il n’y aura pas de modification de son plan de déploiement des missiles, quelles que soient les avertissements russes.
Le bouclier antimissile comprend des radars et des missiles ayant pour but de détecter et de détruire les missiles balistiques dirigés contre les Etats-Unis. Destiné à contrer d’éventuelles attaques de pays comme l’Iran, le bouclier est cependant vu comme une menace par la Russie notamment, qui y voit une provocation et une menace contre ses propres capacités de dissuasion.
Selon l’agence de presse Ria Novosti, l’Ukraine appellerait la Russie et les Etats-Unis à surmonter le conflit et à trouver une solution pour sauvegarder la sécurité régionale, européenne et internationale.