Comme il l’avait prévu, Air France-KLM enregistre des résultats dégradés au premier semestre 2012 par rapport à la même période l’année dernière. Lors de la présentation de son bilan pour la première moitié de l’année le 30 juillet, le groupe franco-néerlandais a toutefois souligné que le résultat d’exploitation du deuxième trimestre s’était amélioré, ce qui lui permet d’espérer une performance similaire au second semestre.
Malgré un chiffre d’affaires en hausse de 5,2% au premier semestre, la perte d’exploitation s’est creusée et est passée de 548 à 663 millions d’euros. Quant aux pertes nettes, elles ont plus que doublé, pour atteindre 1,26 milliard d’euros.
L’activité passage a enregistré une hausse de trafic de 3,9% pour une augmentation des capacités de 0,9% et une amélioration de la recette unitaire au siège kilomètre offert de 5,7%. Le cargo en revanche poursuit sa dégradation : le trafic a chuté de 6,5% pour une réduction des capacités de 2,5%.
Mais le deuxième trimestre a été le cadre d’une légère amélioration avec une perte d’exploitation réduite de 145 à 66 millions d’euros. Air France KLM a expliqué que les charges d’exploitation hors carburant avaient été bien contrôlées grâce aux premiers effets de la mise en œuvre du plan Transform 2015.
La performance de l’activité passage a progressé avec une hausse de 2,4% du trafic pour des capacités stables et une amélioration de 6,1% de la recette unitaire au siège kilomètre offert. Quant à l’activité cargo, son trafic a diminué de 6,9% pour une réduction des capacités de 3%. Là, le chiffre d’affaires s’est ainsi rétracté de 4,4% et la perte d’exploitation a quadruplé (-62 millions d’euros).
Air France KLM est plutôt optimiste pour le second semestre. Si la situation de l’économie mondiale, la volatilité des prix du carburant et de l’euro rendent les prévisions difficiles pour la fin de l’année, les réservations pour l’été sont bien orientées et le groupe compte enregistrer les premiers impacts significatifs de Transform 2015. Il espère ainsi dégager un résultat d’exploitation supérieur à celui de 2011 qui avait atteint 195 millions d’euros.








