Les Etats-Unis font rêver Richard Branson. Le Président du groupe Virgin, bien décidé à s’emparer du marché intérieur américain, a déposé le 8 décembre une demande de certification auprès du Département des Transports (DOT) et de l’Autorité Fédérale de l’Aviation (FAA) pour obtenir la permission de lancer sa nouvelle entité : Virgin America.
Si elle obtient ses autorisations, Virgin America opérera des vols réguliers domestiques sur le mode de fonctionnement d’une low-cost. Elle sera basée à San Francisco.
En attendant, la start-up a déjà passé des accords avec Airbus et GECAS (General Electric Commercial finance Aviation Services) pour acquérir 33 appareils neufs de la famille A320, 18 auprès du constructeur européen et 15 auprès de la société américaine de leasing. Elle souhaite commencer ses opérations dès 2006, avec l’ouverture de lignes transcontinentales notamment.
Virgin America n’attend plus que le verdict des deux administrations américaines. La FAA doit évaluer la sécurité de ses opérations et de sa flotte. Le DOT doit, lui, vérifier la citoyenneté américaine de la compagnie. En effet, selon la loi, une compagnie doit posséder plus de 50% de capitaux américains pour pouvoir opérer des vols domestiques. Le groupe Virgin étant britannique, Richard Branson a dû recourir à un groupe d’investissement, VAI Partners, qui a sécurisé 177,3 millions de dollars. Virgin Group est actionnaire minoritaire mais fournit la licence. Les ambitions américaines de Richard Branson sont donc sur le point de se réaliser.