L’Indonésie a de nouveau été frappée par un accident aérien. Le matin du 6 mars, à 7h heure locale (1h à Paris), un Boeing B737-400 de Garuda Indonesia s’est écrasé à l’aéroport Adisutjipto de Yogyakarta, une ville située au centre de l’île de Java. On ignore encore le nombre de victimes.
Le vol GA200 reliait Jakarta à la capitale culturelle du pays. L’appareil, immatriculé PK-GZC, avait subi une approche difficile, lors de laquelle il avait été violemment secoué. Il est ensuite sorti de piste lors de son atterrissage et a fini sa course dans un champ. Il a alors pris feu. La plupart des occupants de l’appareil a réussi à s’en extirper à temps.
Le B737-400 transportait sept membres du personnel navigant et 133 passagers, parmi lesquels se trouvaient des diplomates et des journalistes australiens couvrant le déplacement de leur ministre des Affaires Etrangères Alexander Downer. La compagnie nationale indonésienne dénombre vingt-deux victimes, dont l’un des membres d’équipage. Les autorités indonésiennes estiment en revanche leur nombre à quarante-neuf.
C’est le deuxième grave accident aérien qui survient en Indonésie cette année. Un Boeing d’Adam Air avait en effet déjà disparu le 1er janvier au large des Célèbes, dans le détroit de Macassar, alors qu’il transportait 102 personnes de Surabaya à Manado. La moitié arrière d’un autre appareil de la compagnie à bas coûts s’était ensuite affaissée en raison de craquelures dans le fuselage. A la suite de ces problèmes, le gouvernement indonésien avait évoqué de limiter l’âge des appareils à dix ans pour obliger les compagnies à renouveler leur flotte vieillissante et améliorer la sécurité de la navigation dans le pays. Ce nouvel accident ne peut que renforcer sa volonté.
Un Boeing 737-300 de la même compagnie avait effectué un atterrissage forcé dans un fleuve de la région en janvier 2002 après avoir traversé un important orage lors de son approche vers l’aéroport de Yogyakarta. L’équipage avait tenté en vain de rallumer les deux moteurs soufflés par d’importantes ingestions d’eau et de grêle. L’accident avait fait un mort parmi le PNC.