SAS ne veut plus continuer dans la même voie. Engageant une nouvelle phase de son plan « Stratégie 2011 », le groupe scandinave a annoncé le 13 juin qu’il souhaitait tourner la page des grèves qui l’ont paralysé et se concentrer sur son cœur de métier : les vols partant et arrivant en Europe du Nord. C’est en effet là que se trouvent ses clients et ses meilleures perspectives d’expansion. Tout ce qui ne sera pas identifié comme faisant partie de son marché traditionnel sera vendu.
C’est donc le sort qui attend trois compagnies que SAS possède ou dans lesquelles elle a des parts : Spanair, bmi et Air Greenland. Les activités qui ne concernent pas directement le transport aérien, comme SAS Ground Services ou SAS Technical Services, bénéficient d’un sursis : leur cas sera étudié à l’automne.
Le but est que d’ici à 2011, le groupe puisse atteindre un bénéfice avant impôts de 4 milliards de couronnes suédoises (424 millions d’euros) par an tout en réduisant ses coûts de 297 millions d’euros. Il pourra ainsi assurer son développement et ses futurs investissements.
SAS se donne donc quatre ans pour poser les conditions nécessaires à sa croissance sur tous les marchés et augmenter le nombre de ses passagers de 20%. Pour cela, le groupe a décidé de se tourner davantage vers eux et de modifier son produit. Il prévoit ainsi d’augmenter ses fréquences et le nombre de ses routes. De nouveaux concepts vont également être étudiés pour les voyages de loisirs.