Le DC-10 s’est fait évincer du ciel de l’Océan Atlantique. L’arrivée à Minneapolis/St Paul du vol 55 de Northwest Airlines en provenance d’Amsterdam le 29 octobre a marqué la fin d’une époque et l’entrée dans une nouvelle ère : celle de l’A330 (photo). En effet, la compagnie américaine n’exploite désormais plus aucun triréacteur sur le secteur international et toutes les liaisons transatlantiques sont réalisées à bord de long-courriers d’Airbus.
La fin du DC-10 était imminente et avait été encore accélérée en juin dernier par Northwest Airlines, l’une des rares compagnies à l’exploiter encore dans sa version de transport de passagers. A présent que la flotte transatlantique est devenue tout Airbus, il n’en reste qu’un. L’ultime exemplaire de cet appareil de Douglas exploité par Northwest officiera sur la liaison Minneapolis/St Paul – Honolulu jusqu’en janvier 2007.
L’A330 est en effet beaucoup plus rentable à l’exploitation que son prédécesseur. Par exemple, la version -300 qui sera utilisée sur la liaison vers Amsterdam pourra transporter 29 passagers supplémentaires tout en consommant 23.000 litres de carburant en moins par trajet. En règle générale, Northwest pourra réaliser une économie de 30% sur ses dépenses en kérosène et réduire ses coûts de maintenance.
La compagnie américaine a reçu son premier A330 en août 2003. Aujourd’hui, elle en compte vingt-deux, onze A330-200 et onze A330-300. Elle en attend encore dix qui devraient lui être livrés d’ici la fin de l’année 2007. Northwest a décidé qu’ils composeraient la majeure partie de sa flotte transatlantique. Cependant, certaines routes seront exploitées par des Boeing B757 modifiés spécialement pour le service international.