La CAAC pourrait mettre les constructeurs en péril plus tôt que prévu. Le 9 décembre, l’administration chinoise a demandé aux compagnies d’annuler ou de repousser leurs livraisons d’appareils prévues en 2009. Elle espère ainsi faire face au très important ralentissement de la croissance du trafic qui touche la Chine depuis la fin des Jeux Olympiques.
Si les compagnies répondent à la demande de la CAAC, Airbus et Boeing pourraient être contraints de réduire leurs cadences de production. Elles ont en effet passé des commandes massives auprès des deux constructeurs ces dernières années, qui leur ont jusqu’à présent permis de compenser les baisses de commandes consécutives au 11 Septembre.
La Chine ne demande pas seulement aux compagnies de lever le pied sur les livraisons. Elle préconise également de ne pas renouveler les contrats de leasing, de clouer des appareils au sol ou de les revendre et de convertir les plus vieux en appareils cargos. Elle a enfin interdit toute création de start-up.
Autre signe que le transport aérien chinois va mal : la CAAC va réduire les taxes qui pèsent sur les compagnies. Une partie des taxes liées à l’utilisation des infrastructures payées en 2008 va être remboursée et une exonération a été consentie sur une partie de celles de 2009.