British Airways a décidé d’occuper elle aussi cette « niche ». La compagnie britannique a annoncé le 1er février qu’elle allait lancer une liaison all-Business biquotidienne entre Londres et New York en 2009. Elle a pour cela acquis deux Airbus A318, redonnant ainsi sa chance au modèle d’intégrer sa flotte.
British Airways ne veut plus laisser Eos et Silverjet seules sur une rotation si potentiellement lucrative. Mais elle a plutôt calqué son service sur le modèle de Lufthansa. Au lieu d’utiliser des appareils du type Boeing 757-200, elle a choisi de placer des monocouloirs sur la liaison. Les deux Airbus A318 seront équipés d’au maximum trente-deux sièges convertibles en lits plats. British Airways avait déjà commandé douze A318 en 1999 mais annulé la moitié de sa commande et converti le reste en A321 en 2002.
Ces appareils vont lui donner un grand avantage par rapport à ses deux concurrentes : ils lui permettront d’atterrir à l’aéroport de la City plutôt qu’à Gatwick ou Heathrow, c’est-à-dire en plein cœur du centre financier de Londres. Un véritable atout pour les hommes d’affaires pressés qui devraient ainsi atterrir plus près de leur lieu de rendez-vous londonien et éviter les embouteillages.
British Airways n’avait donc pas écarté cette possibilité de vols tout-Business malgré l’annonce du lancement d’OpenSkies. Cette nouvelle filiale de la compagnie britannique, présentée en janvier, a pour vocation de réaliser des vols transatlantiques au départ de New York et initialement à destination de Paris et Bruxelles. Mais pour elle, bien qu’elle vise également les voyageurs d’affaires, British Airways avait choisi de conserver trois classes à bord de ses B757.