La séparation ne va pas être facile. La BAA, qui gère sept des plus grands aéroports britanniques dont ceux de Londres, a annoncé le 17 septembre qu’elle allait mettre la plateforme de Gatwick en vente.
Cette décision est la conséquence d’un rapport de la commission de la compétition remis le 20 août dernier. L’institution britannique demandait à la BAA de revendre deux aéroports londoniens et un en Ecosse (Glasgow ou Edimbourg) afin d’affaiblir sa situation de monopole.
La BAA n’a proposé pour le moment que de se séparer d’un aéroport. Elle a déjà spécifié qu’elle ne pensait pas que renoncer à Stansted maintenant arrangerait les choses : cela retardait encore la décision de construire une deuxième piste, qui améliorerait grandement la qualité des services aéroportuaires londoniens. Quant à céder Heathrow, la société n’y songe même pas.
Gatwick est un aéroport datant de 1958, situé à une cinquantaine de kilomètres au sud de Londres. Deuxième aéroport britannique, il n’est doté que d’une seule piste en service pour ses deux terminaux. Quatre-vingt compagnies le desservent, le reliant à 220 destinations. Il a accueilli 35 millions de passagers et manipulé 134 000 tonnes de fret en 2007.