Air France KLM devient véritablement multinational. Le groupe franco-néerlandais a annoncé le 24 décembre qu’il s’était mis d’accord avec Panta Holdings pour lui racheter VLM. Une action particulièrement intéressante puisque l’acquisition de la compagnie belge va permettre à Air France KLM de considérablement renforcer sa position à London City.
Car si VLM a son siège à Anvers, son hub est situé à l’aéroport du centre de Londres. Avec elle, Air France KLM devrait s’approprier près de la moitié des vols au départ de la plateforme. Or elle bénéficie d’atouts de taille : l’embarquement se fait très rapidement, elle est située en plein cœur du quartier des affaires de Londres et est loin d’être aussi congestionnée que Londres Heathrow, aéroport réputé pour ses retards et le manque d’efficacité de son système de tri de bagages.
Douze destinations d’Europe du Nord composent le réseau de VLM, la majorité d’entre elles dans le Benelux. Ceci le rend parfaitement complémentaire avec celui de CityJet, la filiale d’Air France, qui dessert en effet la France, le Royaume-Uni et l’Irlande.
Les flottes diffèrent en revanche. VLM a toujours été fidèle au Fokker 50 (photo), même si elle a acquis un BAe146-300 en avril 2007 pour sa liaison très demandée entre Londres et Rotterdam. CityJet en revanche s’est longtemps basée sur cette même famille de quadriréacteurs régionaux de British Aerospace et a décidé de renouveler sa flotte avec le même appareil dans sa version plus récente, l’Avro RJ85.