Air Berlin n’est pas satisfaite de ses résultats pour 2010. La compagnie allemande a publié son bilan le 24 mars. Si les passagers sont toujours plus nombreux à embarquer à bord de ses appareils et nourrissent son chiffre d’affaires, elle n’a pas réussi à présenter un résultat opérationnel positif et a enregistré des pertes nettes plus importantes qu’en 2009.
Les recettes d’Air Berlin ont atteint 3,72 milliards d’euros en 2010, une légère augmentation de 1,1% par rapport à l’année précédente. En revanche, son résultat opérationnel est devenu négatif à -9,3 millions d’euros alors qu’il était positif (29 millions d’euros) en 2009. Par conséquent, la perte nette s’est creusée, passant de 59,3 à 133,3 millions d’euros.
Air Berlin a indiqué qu’elle avait manqué ses objectifs en raison de la crise du volcan islandais, de la rigueur de cet hiver et des grèves en Espagne et en Allemagne, qui ont immobilisé les appareils.
2011 commence mal à son tour, avec les révoltes en Tunisie et en Egypte qui ont aggravé la forte hausse des prix du carburant. Toutefois, certains signes positifs se manifestent également : le retour de la croissance économique qui entraîne une baisse du taux de chômage et une hausse des voyages d’affaires. Si les conditions ne se détériorent pas, Air Berlin estime que son trafic devrait augmenter de 4 à 5% et que son résultat opérationnel pourrait être positif en 2011.
Cette année sera placée sous le signe de la préparation à son intégration dans oneworld, prévue pour le printemps 2012. Pour cela, Air Berlin va fortement augmenter ses vols intercontinentaux, notamment vers l’Amérique du Nord et l’Extrême-Orient. LTU sera par ailleurs pleinement intégrée au groupe à partir du 1er avril. La compagnie allemande va également rééquiper toutes les cabines de sa flotte d’Airbus A330-200.
Elle est aussi en train de développer ses accords de partage de code avec ses futures partenaires de l’alliance. En 2010, elle en a conclu plusieurs avec American Airlines, Finnair et S7. Elle travaille désormais avec British Airways et Iberia.
Enfin, son réseau vers l’Europe de l’Est va se renforcer, notamment grâce à Niki. Air Berlin a d’ailleurs augmenté sa participation dans la compagnie autrichienne au mois de juillet : elle en détient désormais 49,9% (contre 24% auparavant).