Lorsqu’on cite Aéroports de Paris, chacun pense à Roissy CDG ou à Orly. C’est sans compter le premier aéroport d’aviation d’affaires en Europe : Le Bourget. Avec plus de 55.000 mouvements par an, capable d’accueillir tous types d’appareils, l’ancienne plateforme se développe et tient une place importante dans les futurs plans de la société aéroportuaire. Témoin ce projet de nouvelle aérogare d’affaires qui a été présenté le 8 décembre par Pierre Graff, le PDG d’Aéroport de Paris, et Michel de Ronne, le Président de la plateforme du Bourget.
L’aviation d’affaires, déjà en croissance aujourd’hui, devrait se développer durant la prochaine décennie. La NBAA (National Business Aviation Association) a estimé à 10.000 appareils l’augmentation du parc aérien d’affaires mondial, alors que celui-ci en compte déjà 23.000. Pour faire face, l’aéroport du Bourget a décidé d’optimiser ses terrains. Mais avant de se lancer dans des projets faramineux, la direction s’est attachée à connaître les attentes de ses clients. Ceux-ci ont mis deux thèmes en exergue : amélioration des services au sol et confidentialité.
L’amélioration par une mutualisation maîtrisée
La nouvelle aérogare, un investissement de 4 millions d’euros, a pour but de satisfaire ces exigences. Elle permettra tout d’abord de regrouper les sociétés qui ont les mêmes besoins. Située dans un ancien bâtiment en réaménagement, entre l’ancienne aérogare qui abrite aujourd’hui les collections du musée de l’Air et de l’Espace et les hangars historiques, elle offre 3200m² d’espace et compte deux étages, dont le premier sera occupé par deux compagnies aériennes. L’une d’elle est Flying Group. Une terrasse en tek de 400m² permettra de répondre aux exigences de confort de sa clientèle VIP.
Mais surtout, au-delà de ce regroupement des clients et du gain de place, l’aérogare permet de mutualiser les installations, donc d’investir davantage dans la qualité des services relatifs. Elle abritera ainsi une salle de conférence dotée des équipements les plus modernes qui pourront être accessibles à tous.
Cependant, Aéroports de Paris ne souhaite pas aller au bout de cette stratégie de regroupement. La société pourra ainsi continuer à personnaliser ses services et à garantir une certaine intimité.
Un projet global
L’ouverture de la nouvelle aérogare, prévue pour avril 2006, va de pair avec d’autres projets d’aménagement de la plateforme, qu’autorise la place dont elle dispose. 40 hectares supplémentaires de terrain vont être dédiés à l’industrie (25ha) et aux activités aéroportuaires (15ha).
La signalétique a également été révisée. Les sociétés ayant chacune acquis une parcelle de terrain au fur et à mesure de leur installation, des sortes de rues se sont créées, faisant du Bourget un véritable labyrinthe. Aéroports de Paris a donc décidé de leur attribuer des noms et un code de couleurs afin d’améliorer le repérage au sein de la plateforme.
Le développement de l’aéroport passe enfin par la facilitation de son accès. Deux ouvertures vont être créées vers les routes le bordant : sur la route nationale 2 au Nord et la départementale 84 au Nord-Ouest.