Lassés des lenteurs dans le développement de l’A400M, EADS et Airbus veulent remettre le programme à plat. Le groupe européen et sa filiale ont révélé le 9 janvier qu’ils avaient proposé une « nouvelle approche » à leurs clients de lancement, les pays réunis dans l’OCCAR (Organisation Conjointe de Coopération en matière d’ARmement) c’est-à-dire l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et la France.
EADS et Airbus souhaitent rediscuter du calendrier du turbopropulseur militaire de transport, mais également de ses caractéristiques techniques, ce qui indique que les problèmes rencontrés avec le turbopropulseur TP400 ne sont pas seuls en cause.
Cette nouvelle approche devrait entraîner un nouveau report des premières livraisons. EADS propose en effet que la production en série ne soit relancée qu’une fois que le programme aura atteint une maturité satisfaisante, qui sera déterminée d’après les résultats des essais en vol. Dans ce cas, la première livraison interviendrait trois ans après le vol inaugural de l’A400M, c’est-à-dire au mieux au second semestre 2012 selon les dernières estimations calendaires présentées en novembre par Airbus.
Le programme est en effet en stagnation : le premier vol de l’A400M devait avoir lieu l’été dernier et les tests en vol du TP400 n’ont débuté qu’en décembre. L’avionneur et le consortium EuroProp International rencontrent en effet des problèmes avec le système Fadec. Ils travaillent toujours pour déterminer une date pour le premier vol du turbopropulseur.