La Chine a officiellement fait son entrée dans le club des constructeurs d’avions civils. Elle a pris sa place aux côtés de Bombardier et Embraer le 21 décembre en présentant au monde son appareil régional de 90 places : l’ARJ21-700. Il a effectué son roll-out de la ligne d’assemblage d’AVIC I à Shanghai sous l’oeil de responsables gouvernementaux, de représentants de l’industrie de l’aviation et celui des caméras.
Baptisé « Xiang Feng » (phénix volant), l’ARJ21 est un grand pas pour l’industrie aéronautique chinoise. Cet « Advanced Regional Aircraft for the 21th century » va directement concurrencer les ERJ brésiliens et CRJ canadiens et prouve au monde que le pays sera également bientôt capable d’aller chercher les clientes de Boeing et d’Airbus.
L’ARJ21 devrait posséder un rayon d’action de 3 700km, ce qui le rend capable de couvrir 60% des routes domestiques chinoises. Il est propulsé par deux réacteurs CF34-10A de General Electric (placés à l’arrière de l’appareil, comme sur le CRJ), un dérivé du CF34-10E qui équipe les ERJ 190/195.
Il devrait effectuer son premier vol d’essai au mois de mars et les livraisons devraient débuter au troisième trimestre 2009. Trois ARJ21 seront dédiés à la campagne de certification qui s’étalera sur quatorze mois. L’ARJ21-700 devrait enfin être suivi par une version -900, développée conjointement avec Bombardier.
La cérémonie de roll-out a été l’occasion pour la jeune compagnie Kunpeng Airlines, joint-venture entre Shenzhen Airlines et Mesa Air) d’annoncer une commande pour cent appareils, dont cinquante fermes. Le premier lui sera livré en 2010. Elle porte le nombre d’engagements pour l’ARJ21 à 171, dont 85 fermes.