ATR se développe en Amérique du Sud. Le constructeur a annoncé une commande de la compagnie brésilienne TRIP le 25 janvier. Celle-ci a décidé d’acquérir sept ATR 72-500 en commande ferme et cinq en option. C’est la première fois qu’elle commande des appareils neufs. Signé le 22 décembre dernier, cet accord entre donc dans les résultats annuels pour 2006 de la société franco-italienne, qui en a profité pour exposer son bilan en détail.
Les ATR 72-500 ne seront pas les premiers appareils du constructeur que TRIP (Transportes Regionais do Interior Paulista) va exploiter. Elle opère actuellement six ATR, dont cinq ATR 42-320 et un ATR 72-200. Les nouveaux lui permettront d’augmenter la taille et la capacité de sa flotte ainsi que de la renouveler. Ils sont aménagés de façon à pouvoir transporter 68 passagers. Le contrat s’élève à 125 millions de dollars.
Puisqu’il date du mois dernier, il est allé alimenter le chiffre d’affaires du constructeur pour 2006. ATR a ainsi annoncé que ses revenus s’élevaient à 700 millions de dollars cette année, une augmentation de près de 30% par rapport à 2005. Cette hausse ne doit pas grand-chose aux commandes puisque celles-ci ont baissé et sont passées de 90 à 63. En revanche, les livraisons ont été accélérées. Les 15 unités de 2005 sont devenues 24 en 2006. Le carnet de commandes a lui aussi augmenté, d’environ 40%, et contient 124 appareils. Le plus vendu est le plus grand des modèles, l’ATR 72-500.
ATR est très confiant pour l’avenir. Le constructeur compte renforcer encore ses cadences de production. Les livraisons devraient passer à 44 appareils en 2007, soit près du double de celles de 2006, puis à 60 en 2008. Le chiffre d’affaires devrait ainsi augmenter en conséquence à un milliard de dollars en 2007 et 1,2 milliard en 2008. En ce qui concerne les ventes d’appareils, ATR place ses espoirs dans les marchés émergents, particulièrement en Asie et en Afrique. Ce dernier continent a déjà placé 20% des commandes en 2006. Mais il compte également beaucoup sur l’Amérique dans son ensemble. Sur l’Amérique du Nord notamment, où les compagnies sont en passe d’émerger du Chapitre 11 de la loi sur les faillites voire de dégager des bénéfices et sont donc prêtes à rouvrir les discussions avec le constructeur.