Finnair s’attaque à sa flotte long-courrier. Dans le cadre de son plan de modernisation entrepris en 1999, la compagnie finnoise a choisi le 7 décembre d’utiliser l’A350 et l’A340 comme instruments de rénovation et d’harmonisation. Elle a donc commandé neuf A350-900, qui sont assortis d’options sur quatre appareils supplémentaires, et trois A340-300E (Enhanced). Le contrat est évalué à plus d’un milliard d’euros.
Les trois A340-300E vont s’ajouter à la flotte long-courrier de Finnair, composée de sept MD-11, à partir du printemps 2007 et en 2008. Ils pourront transporter 303 passagers. Ils permettront à la compagnie de répondre à l’augmentation et au développement du trafic sur les routes en Asie. Pour mieux la satisfaire, Finnair a également décidé d’ajouter un huitième MD-11 en 2006. Les triréacteurs devraient être retirés à l’horizon 2012.
C’est alors qu’arriveront les A350, têtes d’affiche de la modernisation de la flotte long-courrier pouvant transporter 314 passagers. Ceux-ci devraient être livrés à partir de 2011 et jusqu’en 2013. Ils ne se contenteront pas de remplacer les MD-11 mais permettront également d’accroître la flotte, de desservir de nouvelles destinations et d’augmenter leur fréquence, avec toujours l’Asie en ligne de mire, et particulièrement la Chine, le Japon et l’Inde.
Finnair ne s’est pas officiellement décidé pour le choix du motoriste. Cependant, au regard des réacteurs qui équipent ses MD-11, ses futurs A340 ainsi que ses monocouloirs, General Electric part grand favori.
Il s’agit là de la plus vaste entreprise de modernisation de l’histoire de Finnair. Actuellement en pleine période de transition, la compagnie s’est fixé pour but de n’avoir plus que deux types d’appareils lorsque celle-ci serait terminée : des Embraer et des Airbus. Avec l’installation de la nouvelle Business Class à partir du mois de décembre qui introduit le premier lie-flat bed des pays nordiques, l’harmonisation permettra de réduire les coûts, notamment ceux de formation des équipages, et d’appliquer sa stratégie de développement vers l’Est afin de faire d’Helsinki une porte entre l’Asie et l’Europe.