Une nouvelle grève vient d’éclater chez Boeing. Environ 1.500 mécaniciens de la division Défense du constructeur (Integrated Defense Systems) ont cessé le travail le 2 novembre. La pomme de discorde concerne encore une fois le nouveau projet de convention collective destiné à remplacer la précédente qui a expiré le 23 octobre.
Depuis lors, le syndicat des mécaniciens et l’unité chargée du programme des fusées Delta sont en discussion. Cependant, après le rejet de l’offre finale proposée par Boeing et l’échec des négociations mardi, aucun accord n’a été trouvé. En cause, la volonté de Boeing de réduire la couverture santé des employés en compensant le manque à gagner par des avantages sociaux plus importants (augmentation des salaires, des pensions et des plans d’épargne).
La grève touche sept sites dans les Etats de l’Alabama, la Floride et la Californie, travaillant principalement pour la NASA et l’US Air Force. Elle pourrait donc affecter le tir de plusieurs satellites utilisant les lanceurs DELTA.
C’est la deuxième grève que le constructeur doit essuyer en peu de temps. Le précédent arrêt de travail concernait 18.000 mécaniciens des usines de la région de Seattle et avait suspendu d’autant toute la production et les livraisons d’appareils commerciaux. Boeing est parallèlement en négociations avec le syndicat des ingénieurs et techniciens, également pour trouver un accord sur une nouvelle convention collective. Nouveau conflit social en perspective ?