L’Airbus A380 a entamé sa campagne de tests vibrations (« flutter campaign »). Ces tests sont un passage obligé pour obtenir sa certification. Le premier vol a eu lieu le 2 août et s’est bien déroulé. La campagne devrait se composer de dix ou quinze essais.
La « flutter campaign » est destinée à étudier le comportement de l’appareil lorsque celui-ci vole à de très grandes vitesses et est soumis à des vibrations naturelles induites par les conditions de vent, des turbulences ou par la simple manipulation des gouvernes. L’avion doit être conçu de façon à ce que ces vibrations soient atténuées voire neutralisées, y compris lorsqu’il vole à sa vitesse maximale, sans que cela ne dévie sa trajectoire. Si ce n’est pas le cas, des tremblements violents se produisent sur les surfaces portantes, comme les ailes, qui à la longue peuvent provoquent des dommages importants, pouvant aller jusqu’à la destruction totale de l’appareil en cas d’oscillations incontrôlables. L’A380 doit donc faire ses preuves. Durant les essais, les surfaces de contrôle (ailerons et gouvernes) sont violemment déviées durant quelques secondes pour que les spécialistes puissent examiner les réactions de la structure, les conséquences aérodynamiques induites, et analyser en temps réel l’absorption et l’intensité des vibrations.
Durant les prochains tests, la vitesse de vol de l’A380 sera progressivement augmentée jusqu’à atteindre la vitesse maximale de Mach 0.96. Les prochains examens seront également réalisés dans différentes configurations de charge et de répartition du carburant (centrage).